Octobre 2009

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 01:15

 

OUVERTURE MENSUELLE                                                                                                                                     LA GROSSE SOUPE EN SACHET

 


Les trucs du mois




L’image du mois :
  

La citation du mois :


"Surtout, ne pas dire que ça va s'arranger à un hypocondriaque ! Cela le rendrait très désagréable."
Le prof de Psycho de May.

 

Le livre du mois :
 
La Fonction du balai
David Foster Wallace
 

Le mot du mois :

Estampille :  Marque appliquée sur un objet d’art en guise de signature (ou sur un produit industriel) comme garantie d’authenticité.

La VDM du mois :

"Aujourd'hui, avant que nous ne fassions l'amour, ma femme a voulu enduire mon pénis d'une solution hydro-alcoolique. VDM"

La série du mois :

Flashforward. (Parce que tout le Monde en parle)


Le son du mois :

Le jour de la mort de Johnny, des Fatals picards. (Parce que quand même,  censurer ça, c’est mal !)

 

Le film du mois :

District 9

 

P.S. de l’article unitaire :

LA BLAGUE DU MOIS :


- Bonjour mon cœur, c'est papa au téléphone.... Tu peux me passer maman ?
- Ze peux pas, elle est à l'étaze dans sa chambre avec oncle David.
Bref silence.
- Mais ma chérie, tu n'as pas d'oncle David
- Si, si, il est dans la chambre avec maman !
- Bien, OK, bon, alors, voila ce que je veux que tu fasses : pose le téléphone, cours en haut, frappe à la porte de la chambre, et crie à maman et oncle David que la voiture de Papa vient de rentrer dans le garage....
- D'accord papa ...
Quelques secondes plus tard, la fillette, affolée et en pleurs, revient au téléphone.
- Z'ai fait ce que tu m'as dit, papa.
- Putain, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ben, maman s'est mise à crier, à sauter hors du lit toute nue, elle s'est mise à courir partout, elle a glissé sur le tapis, elle est tombée sur coin du lit. Il y a plein de sang et elle ne bouge plus, je crois qu'elle est morte !
- Oh mon Dieu ! mon Dieu ! mon Dieu !... Et oncle David ?
- Ben, il a sauté hors du lit tout nu, s'est mis à courir partout, puis il a sauté par la fenêtre de derrière dans la piscine... Mais il a oublie que le week-end dernier, tu avais vidé la piscine pour la nettoyer, et maintenant je pense qu'il est mort lui aussi...
Long silence. Puis papa dit :
- La piscine ? Quelle piscine ? Je ne suis pas au 01.13.37.69.69?
 

 
 

Ce mois ci, on doit s'interroger sur notre existence d'après l'horoscope général du Télé Loisir d'Octobre.
Bon courage.

 

 

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 01:00

 

TÉMOIGNAGES POIGNANTS                                                                     

IL M'EN EST ARRIVÉ UNE BIEN BONNE...


Note : NON, vos rédacteurs ne font pas partie d'un groupe passif de Quidamistes moyens. Ils ont de l'action dans leur vie. Ici, ils vous la montre.


 

Je ne sais même plus pourquoi j’ai sorti ça, tiens.  Des mots bien présompteux, au fond. Quand j’ai dit que je m’occuperai de cette rubrique, je supposais que quelque chose digne d’être qualifié du nom d’aventure m’arriverait entre temps, mais il est tard et les mots ne viennent plus. Et pourtant, je ne sais que travailler dans l’urgence. Problématique.
Bon, j’avoue, je pensais bercer des niaiseries sous quelques blagues vaseuses, faire comme une chronique amusante d’une vie plate. Du genre, « le jour où.. ». Sauf que les jours se succèdent bordés d’aventures qui n’ont rien de personnelles, ou qui, justement, le sont trop pour être dignes d’intérêt.


 Raté. Zéro.


Renvoyez la pigiste.

 

Enfin, quand j’y repense, il y a bien une aventure plus ou moins personnelle.

 

Pour commencer cette rubrique de l’E-zine, je suppose que je voudrais parler du forum. Du jour où j’ai découvert le forum. Qui tape donc « Jeunes écrivains » sur Google ? Un émo dépressif qui cherche ses âmes sœurs avant de commettre un suicide intellectuel au Marc Levy ? Un fana de fantasy qui cherche un endroit ou recopier sa réécriture d’Eragon ? Un NR en mal d’amour ? Entre autres. Ou, peut-être simplement des gens biens à la recherche d’autres gens biens (c’est un slogan meetic, ça, non ?). Parce qu’outre l’espace d’échange qu’offre JE, c’est un moyen de rencontrer des gens à côté de qui on serait passé dans la rue sans même y penser. Et puis, géographiquement, des gens dont on n’aurait jamais croisé le chemin, simplement. Je suis sûre que vous ne vous en doutiez pas. Herm.

 

Moins sérieusement, quand j’ai découvert le forum, au vénérable âge de treize ans, mon plus grand souhait était de faire publier mon roman dans l’année (un mix de Twilight – précurseur ! et de Marc Lévy - encore lui, mon idole, guys) et de devenir la-plus-grande-écrivain-comme-eoin-colfer-parce-qu-il-a-écrit-tres-tot, et je voulais vérifier qu’il n’y avait pas d’autres présomptueux gamins plus jeunes que moi pour se mettre en travers de ma route. Entre temps, par la magie du référencement google, j’ai découvert le forum et Raymond Radiguet. D’autres vous raconteront encore comment Tara Ducan animait leurs fantasmes les plus secrets, ou de quelle manière ils reportaient minutieusement les superbes amorces des phrases Gavaldiennes.

 

Voilà, c’était le jour où j’ai été payée pour faire de la propagande.


Walkabout.

 

Par Walkabout - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:36

MONOLOGUE EXACERBÉ                                                                                                                                     CINÉMA

 

DISTRICT 9

 



Note : Vous avez raté le Topic ? Vous n’avez pas suivi les haletantes aventures de Ma’ et Disctrict 9 ?
Pas de soucis ! Votre Feuille de choux a un remède spécial tête de choux : Une rediffusion de la diffusion de Ma’ !

 

 

"J'ai une idée. Je vais arrêter ce film tous les quart-d'heure. Et dire mes impressions. "

 

O minutes de film. 

Je n'ai lu aucune critique, je sais seulement qu'il est à 90 % sur Rotten Tomatoes (cherchez sur Wikipedia pour savoir ce qu'est Rotten Tomatoes). J'ai juste vu le trailer, je suis enthousiaste. A dans un quart d'heure (5 minutes réellement, j'en suis déjà à 10 minutes de film).

 

15 minutes de film.

Vraiment, je reste enthousiaste, si ce n'est plus. Il y a une montée de tension follement bien menée, l'impression de mélange documentaire/film est très bien rendue. La femme de Wikus est bien trop belle pour lui. J'ai beaucoup de mal avec l'accent Sud-africain, mais je préfère continuer sans sous-titre quand même. Les aliens sont assez bien intégrés, assez pour qu'on voit tout ça sans ce soucier. Très bon rythme, très bonne mise en scène, très bon montage. Pour l'instant, tout va bien. Très bien même.

J'ai décidé de ne pas parler directement du film, vous pouvez donc lire sans être spoilé.

 

30 minutes de film.

Vraiment intéressant comme le cinéma peut nous faire changer d'opinion en quelques instants, beaucoup plus qu'un livre. Non non, je ne dis pas que le film devient plus mauvais, juste qu'il malaxe nos visions des choses au fur et à mesure qu'il avance. Il n'y a pas de gentils et pas de méchants, ça on le savait, mais c'est encore plus intéressants que ça. Le reste suit parfaitement, les informations sont distillées avec extrême parcimonie, on a envie de tuer pour savoir la suite. J'y retourne.


45 minutes de film.

Oh my god !! Ce film, de prometteur, viens juste de devenir monstrueusement fabuleux. Je suis véritablement en larme là, pas que ce soit triste, mais c'est tellement ... Awesome. Y a pas mieux, le français est ridicule, seul l'anglais a la puissance sémantique pour résumer mes sentiments en un seul mot. J'ai l'impression d'avoir 16 ans. J'ai rêvé de faire ce film, vraiment. S'il vous plait, faites juste que la suite soit ce qu'il faut qu'elle soit, je m'en branle si c'est prévisible, il faut que tout continue comme je l'imagine, s'il vous plait. a moins qu'il ne se passe des trucs encore plus incroyablement réussi, comme je viens de le vivre. Dans ce cas, je fabrique un autel a ce film directement.

 


1 heure de film.

Ça continue dans le très bon. Bien sur ce n'est pas comme il y a 15 minutes, mais l'excitation n'est pas retombée. Quelques trucs un peu clichés qui viennent ternir la chose, mais ce n'est franchement pas grave. J'ai compris pourquoi la femme de Wikus était si belle (et elle est vraiment super belle, presque autant qu'une rousse). On abandonne l'aspect documentaire et c'est tant mieux. Pas que ce ne soit pas une magnifique idée, juste que pour le bien du film, les informations doivent être ... Et merde Jean Claude Vandamite aiguë, démerdez vous avec ce mot : scarce. Un jour j'écrirais sur l'infâme dilemme des gens qui maitrisent très bien deux langues. Scarce veut dire rare. Mais pas tout à fait. Et juste là, scarce convient bien mieux que rare. C'est tout. Donc, l'aspect documentaire aurait été agréable en bouquin, où on a envie de tout savoir sur les aliens, mais là, on veut savoir ce qui va se passer avec les héros, et on s'en fout totalement d'un article d'encyclopédie sur ce qu'il y a autour. Bien joué le scénariste. Tu es un génie. Comme moi.


1 heure 15 de film.

Hum, un peu déçu de certaines scènes, même si c'est plus logique, j'aurais aimé plus de spectaculaire, mais c'est parce que je lis trop de mangas. Tout va dans le sens prévu, la dernière demi-heure peut détruire le film ou le soulever un peu plus. On verra.


1 heure 30 de film.

Vous ne pouvez pas savoir comme c'est difficile de m'arrêter là. Ce que je voulais qu'il arrive arrive. C'est beau. Je pleure.

 

1 heure 40 du film, la fin.

J'ai aimé ce film. La fin aurait pu être mieux, on attend une suite, mais j'espère qu'elle ne viendra pas. Ce fut un moment plus qu'agréable. J'attendais beaucoup, j'ai reçu énormément. Définitivement, un de mes films préférés, le meilleur film de science fiction existant, long live Wikus.

 

Par Ma' - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:33

CONSEILS AVISÉS                                                                                                                                     ORTHOGRAPHE

 




Un effort en désorthographe
!

Introduction


Il fait froid. C’est l’hiver.

J’aurais pu inverser ces deux phrases, et le sens aurait été le même. Et si je l’avais fait, j’aurais même pu supprimer la deuxième, parce qu’entre nous, des hivers style tropiques, ça court pas les rues – ça ne court pas tout court. Ce n’est pas courant du tout, donc.

C’est l’hiver. Vous sirotez une tasse de café, bien installé à votre table recouverte d’une nappe de dentelle blanche.

Le café, vous le prenez avec ce que vous voulez, j’en ai rien à faire. Mais la nappe est blanche. C’est important.

Et tout à coup, vous renversez votre tasse et faites une tache sur la nappe.

De taille moyenne. Oh, je vous en prie, ne soyez pas capricieux.

Vous vous retrouvez donc avec une tache de café sur votre jolie nappe blanche.

Et vous vous demandez où je veux en venir.

Eh bien, figurez-vous qu’il s’agit d’une MERVEILLEUSE MÉTAPHORE !

Vous, assis à votre table en sirotant votre café, c’est vous, assis à votre bureau, tapotant sur votre clavier ; et la tache représente les faaaauuuutes dans votre texte immaculé.

Autant dire que j’espère pour la mère de Noir Roman qu’elle n’est pas une maniaque de nettoyage.  Non parce que. Enfin.
Tout ça pour dire que bonjour, je suis la correctrice de l’e-zine. Me voilà donc, armée de ma fidèle touche d’effacement, prête à traquer la moindre de vos fautes. Parce que des fautes, c’est moche :


Voici une faute.

La correctrice tient à s’excuser auprès de la jeune fille en question. Elle voudrait aussi ajouter qu’elle est persuadée qu’elle finira par trouver un prince charmant qui ne saura résister à ses idéologies pacifiques. Peace, ouais.

Je suis donc très, très contente de participer à la création de ce très, très charmant e-zine. Mon rôle, cher et assidu lecteur, est donc de vous rendre sa lecture le plus agréable possible. Et puis, un texte de Noar Romant sans trop d’erreurs… Bon dieu, la simple idée me fait monter les larmes aux yeux. Mes doigts sont porteurs de miracles. Alléluia.

Je voudrais aussi signaler à Ma que non, « envi », ce n’est pas correct, et que malgré son phallocentrisme plus ou moins caché, il devrait céder à la bienséance et y ajouter un « e ». À moins, bien sûr, d’utiliser l’expression « à l’envi », auquel cas, dios mio, mais qu’il se fasse plaisir ! (En guise de dédommagement suite à cette remarque choquante, je suis prête à t’offrir l’édition de Playboy spécial rousses que j’ai vue en kiosque l’autre jour. Frais de livraison en sus.)
C’est maintenant le temps de…

La rubrique du mois

Ils ont osé écrire

Fautes multiples et variées:

"Les pages jaunies de quelque volume poussiéreux fleurant "
Tu as oublié les s à quelque et volume.

"Cet homme était prétentieux"
Là le x est en trop.

"Dénicher quelque information intéressante"
Là aussi les s...

"Envoie un échantillon par colis express."
Un s en trop à coli.


"Hey, Oh, jeunot va donc te présenter avant de poster (tiens j'ai le boulot de modo mais pas le titre sûrement parce que j'ai pas les con-pétances...) et utilise le correcteur orthographique..."

Citations signées Noir Roman piquées des archives d’Ils ont dit.


Comment faire le plus de fautes possible

Il serait trop simple de vous dire de simplement envoyer au diable les règles d’accord des participes passés et les notions de base de grammaire. Vous savez que je ne fais jamais les choses à moitié. Je vous présente donc un guide complet et détaillé en réponse à la question que nous nous posons tous : mais comment, chère correctrice, faire le plus de fautes possible ?
C’est très simple, vous répondrai-je.

1)    Une technique assez exotique consiste à imiter l’anglophone moyen en étant fantaisiste quand vient le temps d’attribuer un genre. Ainsi, un chien devient « une chien », une brioche devient « un brioche », une pétale devient « un pétale ».
Vous m’avez presque crue, hein !

2)    Vous pouvez aussi vous amuser à écrire le plus phonétiquement possible. Vou pouvé vou zamusé a écrir le plu fonétikemen poçible. Mignon, non ?

3)    Ensuite viennent les sacro-saintes abréviations. Qq fois, vaut mx éviter les « ass. », « caractK » et cie.

4)    Puis, un incontournable : certains semblent croire qu’on n’a pas compris qu’ils viennent de poser une question ou tiennent absolument à souligner leur étonnement/ frustration/ enthousiasme et ainsi, procèdent à un abus éhonté de ponctuation. « Non c’est pas vrai !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! On se connaît d’abord ???????????? Mais tu me prends pour qui ?!!!!??????!!!!??????? »

5)    Passons maintenant à un phénomène qui vous est tous familier : la multiplication de voyelles. Mais pas une simple emphase de bon goût, non ! Quelque chose d’extrêmement grossier : « Meercii maa puucee, boonne nuiit ! » Ou encore pire : « Saluee mon namouuree, jtm tré fort. »

6)    On ne peut ignorer le mythique usage de chiffres : « 2 ri1, je ferais n’1porte quoi 4 you. »

7)    Et les smileys qu’on a beau se tordre le cou dans tous les sens et plisser les yeux du mieux qu’on peut, rien à faire, ça ne fait pas un visage :    =DDD    :33     L_L , etc. etc.

8)    Pour finir, n’omettons point les contractions fantaisistes : « Tu peux pas savoir c’kimfé. Les papillons au ventre, la cherdepoul, toussa. »

C’est tout !

Sur ce, adiôsse.

Votre chère et bien-aimée correctrice,

Nyra ™™


Par Nyra - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:17


ÉLÉGANCE ET BIEN-ÊTRE                                                                      

Les bons trucs de Tonton Faro

 

 

 

 

 

   Soit une situation des plus banales : vous êtes vendredi soir. Disons dix-huit heures, dix-huit trente. C’est l’hiver, mais sans la neige. Votre femme joue du sèche-cheveux depuis la salle de bain. Vous, vous suppliez votre reflet du regard, avec cet air désappointé qui a fait rougir bien des demoiselles. Vous n’êtes pas croyant mais, quand même, vous vous dites que le Bon Dieu est un saligaud. Vous suivez ?


Non. Bon. Revenons quelques jours en arrière. Coup de téléphone le mercredi en soirée, votre femme décroche, s’exclame « Ah ! Louiiiiiise, bonjour ! » puis parle et rit (rit beaucoup trop, d’ailleurs), lance l’une ou l’autre phrase inquiétante (« Oh mais bien sûr, avec plaisir ! », « C’est entendu, à vendredi, alors ! »), raccroche et vous achève : chéri, vendredi prochain, nous allons au gala de charité organisé par les Stevens et nous leur devrons un dîner.

 

Voilà, vous savez désormais pourquoi votre femme s’astique les cheveux dans la salle de bain et pourquoi, vous, vous implorez votre reflet. Quand je disais la situation est banale, en fait, j’ai menti, mais j’aime les galas et les petits canapés au pâté d’oie, donc pour moi, bien sûr, cette situation est une simple formalité. Vivez ma vie, elle est cool. Bref. La cause de votre désarroi, dans tout ça, est bien légitime. Vous vous posez une question et ne trouvez pas la réponse. Les philosophes l’ont fait avant vous, à défaut qu’ils finissaient leur vie dans un tonneau. Mais vous, vous lisez les bons trucs de Tonton Faro, votre avenir sera donc mieux huilé.

 

Votre question, cruciale : quel nœud de cravate choisir ?


Dilemme. Déjà, vous avez renoncé au nœud papillon, ce qui est bien. Vous éviterez de passer pour un panier de muffins anglais. Basquet of moufins qu’ils disent là-bas. Et puis, nous ne sommes pas à une tuxedo party mais au gala de charité des Stevens.

 

 

 

1) Le thème de la soirée.

 

Dans le cas d’un gala culturel, en revanche, votre choix devrait se porter sur un nœud double simple, aussi appelé nœud Victoria ou nœud Prince Albert. Il s’agit, cette fois, d’affirmer sa non-médiocrité tout en restant ouvert aux critiques. Ne soyez donc pas trop prétentieux dans vos apparats, mais ne nous vêtissez pas de merde non plus.

Les galas de danse, eux, se satisferont d’un petit nœud ou nœud oriental, en hommage aux petits rats d’opéra. (Mais attention de ne pas emmêler le grand et le petit pan, vous auriez alors une torsade et c’est très désagréable à défaire.)

 

2) Les gens présents à la soirée.

 

C’est un fait, vous ne vous soignerez pas de la même manière si le gala est composé de directeurs de banques ou de beaux-frères au chômage. Tout de suite, leur regard (et, ce, quelle que soit leur couche sociale) va virevolter au niveau de votre pomme d’Adam et, pire, il y aura du jugement dans leur pupille. Alors, que faire ? Deux solutions s’offrent à vous :

 

La première s’impose lors des galas raffinés, les vrais, où un domestique vous introduit à haute voix. Là, pas de doute, vous aurez à faire à des connaisseurs chevronnés ayant lu Le luxe du détail, volume II aux toilettes. Sortez le grand jeu, Messieurs ! On empoigne sa cravate et on libère le nœud Windsor, la Rolls Royce des nœuds de cravate, créé par un homme qui mourut sublimé par son œuvre. On dit aussi un Full Windsor ou un Double Windsor. Avec ce nœud-là, mes enfants, vous pourrez raconter de la merde et encore rester Dieu. Franchement.

 

La seconde s’applique aux galas ratés. Un gala de faux riches, avec beaucoup de déco mais un os de poulet dans votre assiette. En pareil cas, vous ne risquerez certes pas de croiser la Princesse Leopoldine – ça non ! Alors pas la peine de vous mélanger les doigts dans des nœuds compliqués, ces gens-là n’y verront aucune différence. Un demi-Windsor suffira. Ardu mais horriblement banal, il dupera le plus lambda des invités qui, fasciné par tant de complexité, se croira important et méritant. Et comme c’est bien faux, vous pourrez rire sous le bouton de manchette.

 

3) La qualité de la cravate.

 

Ce dernier point, bien que moindre, achèvera de vous porter cachet et crédibilité. Lorsque que vous achetez une cravate, grosse et tombante que même la caissière rougit en la voyant, vous n’êtes pas pour autant tiré d’affaire. Si le tissu est de mauvaise qualité : patatra pour le nœud, hein. Il se défera au cocktail et vous aurez l’air bien fin, tiens, au milieu de votre blague sur les somaliens, avec votre premier bouton soudain mis à nu (vous vous rendez compte ?). Et, étourdi comme vous l’êtes, vous aurez sûrement oublié de prendre les bon trucs de Tonton Faro sur vous. Résultat : vous tentez de réparer l’ennui de mémoire et terminez garrotté dans un nœud comique. Avouez que ce n’est pas très mondain.

 

Afin d’éviter ce genre de catastrophe, je vous révèle une technique secrète : passez votre pouce sur la surface de votre cravate et écoutez chanter les frottements. Au son d’un scritch, la cravate est d’excellente facture et supportera le plus pompeux des Windsors. En revanche, un swurp est annonciateur d’humiliation – laissez cela pour les fêtes scolaires de votre enfant. 

 

Vous êtes désormais fin prêt à aborder la soirée des Stevens en toute confiance. Rassurez-vous, elle s’avèrera parfaitement réussie. Il y aura des cerises dans le champagne et vous retrouverez une ancienne partenaire de brunch.

 

N’oubliez pas, par prudence, de toujours avoir un nœud portable sur vous. Personne n’est l’abri d’une tache de bisque. Et les cravates ne vont pas aux gros.

 

Quelques liens utiles :

 

www.lacravate.net  Bien la nouer, bien la porter. Un guide des plus utiles (et illustré).

 

www.lescravates.com Ou la première boutique de cravates en ligne.

 

www.noeud-de-cravate.com Pour les informations supplémentaires.

 

Par Faro - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:01

COIN RÉFLEXION                                                                                                                                     PHILOSOPHIE 

 

Café Philo : LA PHILOSOPHIE.
Vos rédacteurs, ces penseurs !

 

 

[Nyra, Walkabout, Noir Roman, Brusquet, Holatki, Faro et Ma sont dans un café.]

 

Holatki : Bon, qu’est ce qu’on fait ?
Nyra : On pourrait… penser. Yoohoo !
N.R. : Moi, je pense.
Eclatements de rire.
N.R. : Oui, je pense que j’ai faim.
Walk’ : Il a la pensée utile, le Noir Roman.
Brusquet : Non mais penser, on le fait tout le temps. Faudrait qu’on réfléchisse.
Faro : Oui, enfin, c’est bien joli tout ça, mais sur quoi ?
Brusquet : Sur nous, sur les autres, sur la vie, sur tout !
Walk : Super, Brusquette veut nous faire faire de la Philo…Qui le frappe ?
Ma’ : Non, c’est pas ce qu’il veut dire, t’as pas compris.
Brusquet : Eh bien, Ma, à vrai dire, elle a un peu raison…
Holatki : La philo, c’est pas genre on va citer des auteurs et étudier ce qu’ils disent ?
Nyra : Certes, certes. Pas mal, oui.
Ma’ : « La philosophie, c’est l’art de comparer notre vie à celle de ceux qui ont pensé dessus. »
Walk’ : C’est de qui ?
Ma’ : C’est de moi.
N.R. : Bon, de toute façon, c’est chiant, on parle d’autre chose ?
Faro : Fatalement, ça devient intéressant, hum. Donc selon vous, on ne peut pas philosopher sans philosophes ?
Brusquet : Je pense que si, moi. S’appuyer sur des auteurs, c’est un plus. C’est de l’étude. C’est de la « philosologie » !
Walk’ : C’est dur à prononcer. Ça existe ?
Ma’ : Bien sûr que non !
Faro : Enfin bon, sans écrire de bouquin ou avoir son nom dans les jupons de Madame Larousse, on peut tout de même réfléchir à notre existence.
Brusquet : Et donc philosopher.
Nyra : Ils n’ont pas tort, ces gaillards, mine de rien.
Holatki : Mais alors, ils servent à quoi tous les philosophes ?
Walk’ : Et pourquoi on doit apprendre leurs citations ?
N.R. : Et pourquoi vous les remplacez ?
Faro : Parce qu’on peut tous le faire, N.R., si, si.
Nyra : En même temps, faut dire que chacun est différent dans sa manière de voir et de penser, hein.
Brusquet : Et donc dans sa manière de « faire tourner le Monde ».
Faro : Ça peut dépend de la religion, je suppose, ou du caractère…
Brusquet : De la nationalité…
N.R. : De la connerie !

Ma : « Les philosophes nous montrent que les grands pouvaient penser comme nous ou bien nous contredire. »
Walkabout : C’est juste des bases pour réfléchir.
Nyra : On s’appuie sur leurs idées pour réinventer, selon notre situation.
Brusquet : Ça permet de se remettre en question, de les remettre en question, eux aussi.
Holatki : Parce qu’ils ne sont pas de la même époque que nous.
Walkabout : Et même s'ils peuvent nous inspirer aujourd’hui, pas mal de choses ont changé !
Faro : On cherche perpétuellement à se torturer avec des philosophes, de la philosophie et de la réflexion. Seigneur, c'est encore plus vicieux qu'un jour de soldes.
Ma’ : On dit qu’une copie de Philosophie doit toujours finir par un point d’interrogation.
C’est pas sans rapport.

Nyra : On s’entend qu’à la base, la philosophie, c’est réfléchir sur soi.
N.R. : Nos besoins, quand on veut aller aux toilettes par exemple…
Holatki : Nos désirs, N.R. le sait bien…
Walk : Notre façon d’être…
Faro : Et de penser…
Brusquet : Par rapport aux autres…
Ma’ : Et par rapport à l’ensemble qu’on forme avec les autres !
Holatki : Et donc on peut philosopher en marchant dans la rue, par exemple ? C’est cool !
Walk’ : Et les philosophes ?
Ma’ : Une deuxième partie.
Nyra : Des bases.
Brusquet : Un fondement.
Faro : Une aide.
Walk’ : Et surtout, ils ont des idées qui sont reconnues, donc on se fonde sur des pensées qui existent et sont importantes.
Ma' : Ouais, en fait, c’est un point de démarrage et d’ancrage. On peut faire avec, on peut faire sans.
Et les deux sont différents.

Faro : Exactement. C’est pas le même type de confrontation d’idées et donc pas le même type de réflexion.
Brusquet : C’est ça.
N.R. : Hey, les mecs !
On a Philosophé ! Trop d’la balle !

 

 

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 23:40

RUBRIQUE PEOPLE                                                                                                                                     CÉLÉBRITÉS

 

« ELLE NYRA LA VÉRITÉ JUSQU’AU BOUT »

 

 

 

 

     

La récente célébrité de Karine. P., aussi connue sous le pseudonyme de Nyra, ne serait pas le seul fruit de son professionnalisme acharné. (Et, de toute façon, les fruits ne poussent pas au Québec, il y fait trop froid – ou alors c’est au Canada ? Bref, c’est loin, quoi.) En effet, la belle pipoule paraît s’être davantage concentrée sur ses facilités physiques que sur l’étoffe de son curriculum vitae. Et les exemples ne manquent pas. Voici cela six mois, elle aurait été aperçue en compagnie d’un homme bien mûr (non, nous ne parlons plus des fruits) lors d’un gala de fin d’études. Simple tendresse gérontamicale ? Pas vraiment, puisque le sire en question répondait au laid nom de Jacques Laurin, Docteur en Linguistique de l’Université de Strasbourg et membre du jury de la Dictée des Amériques. Par conséquent, la subite victoire orthographique de Karine P. prouve une chose : elle aura su mettre les formes ailleurs que sur les mots.

     
                                                                 
      Karine P., lancée à corps perdu dans
             une course au pouvoir



                 
         

Pareillement, son étonnante carrière radiophonique serait sponsorisée – à en croire une source proche – par la bien connue firme Coca-Cola. Le prix à payer ? Une série de photos de charme destinées à promouvoir la marque au sein du magazine joue-bonhomme. (Sorte de Play Boy québécois.)

 

Femme d’affaires, la Nyra ? Très certainement. Mais à faire quoi, on se le demande.

                                                      
   Photo choc pour la marque Coca Colle-la  
   
Par Faro - Publié dans : Octobre 2009
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 23:35

 

Et voilà. Vous avez réussi, vous êtes arrivé au bout, vous avez lu la totalité de ce premier numéro de la deuxième  édition du Scriptocrate Avisé, Ezine de son titre !  MEDAILLE POUR VOUS ! 
Alors, vous vous sentez comment   ?  Vous voulez crier YOUHOU ?  Et bien faites-le !

 

 

Pour continuer dans cette optique d’apprentissage, voici un enseignement qui clora ce numéro :
« Marchez avec vos pieds pour ne pas marcher sur ceux des autres ! »

 

 

                
  

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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