I) L'actualité Musicale par Noir Roman.
La rubrique
NR-Gisante
Avant-propos :
Comme vous vous en doutez bien, c’est moi qui m’occupe de la rubrique de musique. « Merde », diront certains, « il
ne va encore nous parler que de métal et faire plein de fautes d’orthographe ». Donc, allez brûler un cierge pour Nyra, la charmante correctrice de ces pages. (Note de la correctrice :
Si vous saviez combien je souffre…)
Mais cessons là nos disgressions et parlons bousique. Mousique, pardon. Alors, comme tous les égouts sont dans la nature,
allons explorer l’éclectisme de leurs odorantes entrailles pour exhumer les nouveaux rats crevés du mois.
Les rats crevés des mois de septembre et octobre :
Prince - Lotus Flow : Déjà, pour trouver le dernier disque, je rame dans l’eau saumâtre des évacuations
et c’est le moins qu’on puisse dire, car la galère qui me sert d’ordi prend sérieusement l’eau depuis quelques temps et s’il coule, je me retrouve donc dans la merde. Bref, après avoir trouvé
notre cadavre sur« Deezer », il est temps de l’écoutasser et cet album est aussi énergique et remuant qu’un rat crevé peut l’être. Vommissant mollement de la musique d’ambiance, vous savez,
celle que vous mettez dans votre studio quand vous préparez la table pour les invités, ou alors dans le lecteur CD sur l’autoroute la nuit pour endormir l’espèce de monstre issu de vos
entrailles conçu le jour de l’utilisation d’un préservatif à fuite situé sur la banquette arrière (Note de la correctrice : Bon dieu que cette phrase est longue…). C’est pas les quelques
solos de guitare et les soubresauts du piano qui sauveront le truc. Notre rat a beau essayer de se lever, quand le cœur est éviscéré, impossible de survivre. Bref, album endormant. Les fans
de Prince s’en tireront à bon compte ; les autres, laissez le rat là où il est il est, très bien placé au milieu des autres ordures musicales pour se décomposer.
Muse - Resistance : Muse, c’est comme le Beaujolais. Il y a rien d’exceptionnel et pourtant, chaque
année, il y a des gens qui attendent ça. Alors. À l’écoute, et bas, c’est bien ce que je pensais ; bon, celui-là, il est assez agréable, il refoule pas encore le macchabée, mais il pète
pas la forme non plus. Dans quelques mois, il ira rejoindre ses collègues dans la fosse. Ah, si il y a un truc drôle dans le single « Resistance », justement, à un moment on sent
que Muse veut faire quelque chose de presque dansant, ou tout au moins « joyeux ». Et Muse qui fait quelque chose de joyeux c’est comme Lénine qui fait du libéralisme. Bon, on arrête de se
moquer ; cet album c’est de la soupe, de la bonne soupe, mais de la soupe pas de quoi remettre sur pied notre rat bien malade.
Mika - The Boy Who Knew Too Much : S’il devait y avoir un rat de la pop qui arrive à sortir vivant de ces
égouts, c’est bien Mika. Bon, alors, pour ceux qui s’attendent à un truc qui pète tout, genre bombe atomique comme le dernier album, faudra repasser. Là, c’est plutôt « Vas-y Jacquouille, tu
enregistres la tournée, tu mets deux ou trois nouveaux singles et tu mets « Nouvel album » sur la pochette, tu vas voir, c’est mieux que ta vente de sable dans le Sahara. » Bref, l’ami Mika,
à défaut de bombe cette fois, il essaie plutôt de nous rouler dans la farine. Quelques singles plutôt bons, donc, mais pas de quoi sauter au plafond. Ce rat-là ne s’en sortira pas de
belle manière, mais bon.
Pearl Jam - Blackspacer : Devant tous ces cadavres de rats (à part un Mika d’eau bien malade), vous allez me
dire qu’il n’y aura pas de survivants ou alors des estropiés grippés. Ben non, il y en aura au moins un qui s’en sortira : c’est lui ! PJ est pas un must dans son genre (le grunge),
m’enfin, ça s’écoute et les amateurs de rock « doux » s’en réjouiront. Bref, ce rat-là s’en sort. Donc je vous conseille de l’écouter.
Mickey 3D - La grande évasion : Merde, encore un qui va pas crever. Bon, niveau musicalité, il y un peu
trop de relents de techno, ce qui peut déplaire. C’est pas le meilleur album qu’ils ont fait, mais ça reste plaisant bien que moins « politiquement incorrect » que leurs précédent titres, à
mon regret. M’enfin. Le clip de « Méfie-toi l’escargot » vaut le détour.
Alice the
Chains - Black Gives Way to Blue : « Tiens, un groupe de métal
? », me suis-je dit en voyant la pochette typique de ce style de musique. À l’écoute, c’est mi-figue mi-raisin : ce rat avait tout pour sortir de son égout, il est monté sur l’échelle qui le menait tout droit à la liberté, puis il a glissé et il
s’est noyé dans la fange saumâtre des égouts. Le chanteur a la voix d’un drogué sous ecstasy et effectivement, c’est cette impression de « planage » qu’on a à l’écoute. Faut aimer ; moi,
j’aime pas. Et si vous êtes comme moi, achevez ce rat !
Sortie musicale du 5 octobre :
Octobre, le mois d’Halloween qui fait peur, le mois où on fait fuir les esprits ! Et pour nous faire peur, les maisons de disques ont mis le paquet. Rien que
cette première semaine d’octobre sortent Dany Brillant et Tokio Hotel. Oui, l’esprit a fui, je crois. Amis de la musique, précipitez-vous chez votre marchand de boules quiès le plus
proche.
2e Partie de la rubrique NR-Gisante
: Le côté subjectif de la force
Ici gît l’objectivité depuis longtemps trucidée, comme vous avez pu le constater dans les pages précédentes. À partir de maintenant, ça dézingue sec et ça
encense humide.
L’amateur musical fouille dans les arcanes de la toile telle la Goule dans les cimetières, et on trouve parfois des perles, aux sens mélioratif ou péjoratif du
terme :
Ceux qui rentrent par la grande porte :
Minas Morgul, la ville morte du Seigneur des Anneaux, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce groupe est loin d’être mort. C’est très rythmé, bref ça
déchire et c’est bon un bon groupe allemand.
Finntroll - Trollhammeren : Ça, c’est de la chanson, ça donne envie de porter des peaux de bêtes et de danser avec une pinte à la main sur une
table en bois. Et de crier « Vivent les trolls ! »
Welicoruss - Glory of Russia : Comme vous pouvez vous en douter, ce groupe est russe. Ce groupe de symphonique métal est très bon et la chanson «
Glory of Russia » est leur meilleure chanson à écouter, au moins pour le solo de guitare incroyable.
Et ceux qui sorte par la petite porte de derrière, un coup de pied au cul :
Jay-Z : Aaaaaah, tu veux un stéréotype du rappeur à la noix, eh ben en voilà un et attention, un de concours considéré comme le meilleur rappeur de ces
temps-ci, dire que c’est de la mauvaise musique est aller vite ; est-ce que c’est de la musique, ce qu’il fait ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, il en veut le coco. Bon, il a au moins
le mérite de dire que c’est pour de l’argent et les « meufs » qu’il fait de la musique. Ah, c’est vrai, il essaie d’en appâter, du pigeon : on prend quelques starlettes de la musique
(bien roulées si possible), hop, on les fait se trémousser devant une Mustang ou une Cadillac et le tour est joué : une combine qui a fait ses preuves (on en profite pour faire son cake,
aussi, parce que ça fait toujours plaisir) et qui marche même auprès des émissions de télé et de leurs pseudo « critiques musicaux » qui ne vont pas chercher des groupes plus loin que dans le
top 50 pop-rap. C’est un malin, le firmin. Pardon, le Jay-Z.
Les Beatles : Quoi, quelqu’un attaque les Beatles ? Blasphème ! Mais que fait l’inquisition ? Oui, j’aime pas les Beatles, élévés au rang de dieux de la
musique avec Jackson et Presley. Si, ils ont inspiré le rock (faut dire que, par chance, les Beatles sont arrivés à un moment où, dans le rock, il n’y avait que dalle ; facile, donc,
d’innover dans cette branche), mais bon, dire qu’« après les Beatles, il n’y a rien eu de mieux » comme certains le disent, c’est pousser le bouchon. Puis bon, franchement, leurs
albums ont vieilli, eh bien maintenant, un bon groupe amateur ou n’importe quel groupe respectable arrive à faire aussi bien.
Les affreux Jojo Frères : Dans la droite lignée des yéyés et baptisés à l’eau précieuse on a les affreux Jojo Frères, propulsés sur la scène et dans les médias
par le Parti républicain pour montrer que non, il n’y a pas que des vieux cons dans leur parti, il y en a des jeunes aussi… Bref, il y avait dans les affreux Jojo Frères de quoi faire
mouiller de la minette et donner la patate (McCain, bien entendu) avec des paroles profondes qui ont du sens (celui de la naïveté, sûremen.) et des riffs de guitare qui déchirent (ou
pas).
Donc
n’oubliez pas, les enfants : écoutez les Jonas Brothers et votez à droite entre deux messes !
Ça y est, c'est terminé, vous pouvez retourner déféquer à vos occupations habituelles !
II) L'actualité Cinématographique par Holatki.
Le 30
septembre
Le petit
Nicolas : Adaptation drôle et sympathique des aventure du petit Nicolas, un film qu’il est bon d’aller voir en
famille.
Le 7 octobre
Denis : Film dramatique dans lequel un homme introverti va devoir affronter la réalité de la vie en traversant la France en solex en mémoire de son
père décédé. Un bon film pour les « fleurs bleues ».
Les joies de la
famille : Une comédie sympathique dans laquelle deux homosexuels qui viennent d’adopter un enfant en pensant que
c’était un bébé se retrouvent avec un jeune adolescent difficile sur les bras. À aller voir si on veut une bonne tranche de rire.
Le 14
octobre
Mission-G : Un film d’animation pour les enfants et les plus grands. Des animaux espions ont le destin du monde entre leurs
pattes.
Le 21
octobre
Lucky Luke : Un Lucky Luke à la française. Pour les fans de la BD, c’est une aubaine, pour les autres, c’est un divertissement.
Happy ever
afters : Deux mariages, un jour, un endroit, pas d’amour, voilà les bases d’une comédie romantique bien
rodée.
Whiteout : Un thriller haletant en Antarctique, des secrets
longtemps enfouis refaisant surface, une originalité qui pourrait plaire aux fans de romans policiers et aux autres.
Le 28
octobre
Clones : Dans le futur, les personnes vivent leur vie à travers leurs clones robotisés, mais dans ce monde apparemment parfait, un événement imprévu va
surgir. Un film de science fiction à la hauteur, pour tous ceux qui désirent un peu d’action.
Le 4
novembre
Saw VI : Pour les amateurs de la saga SAW, ce sixième volet devrait vous ravir. Pour les autres, il vous faudra réprimer votre côté fleur bleue et votre
âme sensible.
Le 11
novembre
2012 : Un film de science fiction sur la fin du monde prévue par les Mayas il y a très longtemps. Des effets spéciaux bien réalisés, un scénario qui
paraît bien sur papier, à voir si le film qui en résultera comblera les attente, réponse le 11 novembre.
III) L'actualité Littéraire par Faro.
La littérature nouvelle en 3 mots :
1) La Fonction du balai, du regretté Foster Wallace.
Pour la première fois traduit en français, La Fonction du balai
est, probablement, le roman le plus accessible de Foster Wallace. Le plus bluffant, aussi. Accessible car il jouit d’une
écriture fluide et efficace ; bluffant pour sa narration décousue, ses différents registres de langue et ses divers procédés narratifs. L’univers de Wallace paraît trouver corps dans un
croisement entre John Irving et David Lynch.
La Fonction du balai trace plusieurs histoires sur nos névroses, et surtout sur la manière dont elles se
chevauchent les unes les autres, au travers de personnages complètement perdus ; qu’il s’agisse d’un obèse qui va grossir pour avaler le monde ou d’une jeune femme dont le mari est un
jaloux maladif.
Décédé en septembre 2008, Foster Wallace a été salué comme un
magicien de la prose et
un Ionesco américain.
Reste à découvrir le dédale de ses œuvres et, pourquoi pas, à s’y laisser perdre.
2) Le Prix Nobel de littérature
2009
Après Jean-Marie Gustave Le Clezio, en 2008, c’est à la romancière
allemande d'origine roumaine Herta Müller, 56 ans, qu’a été décerné le Prix Nobel de littérature 2009, le jeudi 8 octobre à Stockholm par l'Académie suédoise.
L’Académie a justifié ce choix en déclarant « Herta Müller a été récompensée
pour avoir, avec la concentration de la poésie et l'objectivité de la prose, dessiné les paysages de l'abandon. »
Herta Müller est principalement
connue pour ses œuvres décrivant l’existence sous le régime totalitaire de Ceaucescu.
3) Première
bougie
Cycloscosmia, la revue littéraire
semestrielle (illustrée) d'invention et d'observation a fêté, en septembre 2009, sa première année d’existence.
Le principal objectif de cette revue est de proposer des textes
de création et des textes de critique. Cycloscosmia encourage l'hybridation des genres et des registres, ainsi que l'épanouissement de voix singulières. Les nouvelles, poèmes,
chroniques, textes courts en tous genres sont l'écho de trois thèmes annoncés à l'ouverture, qui changent à chaque numéro, et qui, s'ils ne sont pas des contraintes rigoureuses d'écriture,
servent d'indices, de souffles, de signes, de lignes de fuite.
Et pour visualiser tout ça, un blog :
http://cyclocosmia.over-blog.net
NOTE : L'actualité Théâtrale parisienne n'apparaîtra que le mois
prochain.