L'édito.

J’ai toujours aimé écrire des éditos. D’abord parce que je parle de ce que j’ai envie dedans, et parce que c’est la classe. Je sais pas, je trouve que ça fait bien de se dire «  ouais, j’écris des éditos des fois », ça donne envie de porter des lunettes un peu vieillottes et une cravate marron avec un nœud Windsor sur une chemise grise et avec un manteau à boutons croisés et col mao en mangeant un sandwich Poulet/Beurre/Sauce Samurai/Parmesan (ne mettez pas le beurre et la sauce samurai sur le même côté et le parmesan sur la sauce samurai, le pain doit être toasté avant) en écoutant Elliot Smith dans une rue vide et brumeuse, vers 6 heure du matin à Cardiff, en compagnie d’une rousse.

Ha. Les rousses. Ça me rappelle une chose (et là, je vais faire comme les comiques quand ils vont à la télé, je vais copier coller un bout de mon travail et personne ne va le remarquer parce que personne n’a vu le spectacle du dit comique, sauf la chroniqueuse sexy parce qu’elle n’est pas que sexy, la coquine).

En sortant du travail, souvent, alors que le vent froid me grise le visage, je rencontre la fille la plus belle du monde. C’est plutôt régulier. Elle me fait sourire, en plissant légèrement les yeux, un peu embués par l’apparition. Ce n’est jamais la même, la fille la plus belle du monde.

Elle est souvent blonde. Quand j’y pense, j’ai un peu honte de moi. La joie sincère d’un sourire radieux m’emporte souvent, ce fond de naïveté qui arrive à entourer totalement une fille blonde, ça me fait pleurer. Bien sûr, elles ne sont jamais vulgaires, je suis quelqu’un de difficile. Mais tout de même, cette proportion, parfois, m’inquiète quant à mes goûts. Et puis, je me souviens des autres. Quand elle est brune, elle emporte mes idées dans un léger tourbillon d’euphorie. Quelque chose de plus, une saveur plus sophistiquée, au-dessus du regard admiratif, il y a souvent des frissons quand dans l’encadrement d’une porte j’aperçois le nuage délicat d’une brune pressée, l’écharpe abritant son visage décidé et courtois.

Enfin, il y a les rousses. Je me demande parfois si elles existent, tant leurs visions sont fugaces. Une comète blanche aux reflets rouillés, de cette oxydation sublime qui enrobe les plus belles œuvres, rehaussant leur éclat en ponctuant d’orangé leur métal délicat. Une simple joue mouchetée de taches fines et il m’arrive de m’évanouir. Mais elles sont rares, ces filles pâles qui peuvent me hanter des nuits durant. Je doute de leur passage, je me ronge les expectorations quand la seconde magique qui les voit naître dans mon iris se termine, le reste du temps est angoissant, et puis une autre apparaît, et pendant un instant je souffre de la joie sans limite qui me transperce les yeux.

Je ne sais pas forcément pourquoi je suis amoureux des rousses. C’est sans doute parce que j’ai bon goût. En parlant de ça, l’E-zine du forum Jeunes Ecrivains est revenu, après cet édito qui ne sert à rien vous aurez des tas de choses à lire, prenez notre production comme un magazine généraliste destiné aux littéraires en général, mais pas que, il est écrit par ce genre de personne, la jeune fille un peu renfermée qui porte trop de vêtements et qui s’ennuie au lycée, lit Sade en cours ; le vieux barbu qui fume la pipe et boit du lait le matin en apprenant par cœur Valery ; la prof de Physique Chimie qui tous les jours regrette son choix en pleurant avec Kerouac ou le cadre dynamique à tête de con énervant qui cache une passion pour Joyce, ce qui le rend sympathique malgré sa chemise violette et sa cravate à rayures diagonales, violette aussi probablement. Ca ne parle pas que de littérature, pas tellement même, mais lire un article sur le merveilleux District 9 écrit par un fan de Proust, ça fera super bien sur votre cheminée mentale.

 

Bisettes.

 

 Ma'

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 01:15

 

OUVERTURE MENSUELLE                                                                                                                                     LA GROSSE SOUPE EN SACHET

 


Les trucs du mois




L’image du mois :
  

La citation du mois :


"Surtout, ne pas dire que ça va s'arranger à un hypocondriaque ! Cela le rendrait très désagréable."
Le prof de Psycho de May.

 

Le livre du mois :
 
La Fonction du balai
David Foster Wallace
 

Le mot du mois :

Estampille :  Marque appliquée sur un objet d’art en guise de signature (ou sur un produit industriel) comme garantie d’authenticité.

La VDM du mois :

"Aujourd'hui, avant que nous ne fassions l'amour, ma femme a voulu enduire mon pénis d'une solution hydro-alcoolique. VDM"

La série du mois :

Flashforward. (Parce que tout le Monde en parle)


Le son du mois :

Le jour de la mort de Johnny, des Fatals picards. (Parce que quand même,  censurer ça, c’est mal !)

 

Le film du mois :

District 9

 

P.S. de l’article unitaire :

LA BLAGUE DU MOIS :


- Bonjour mon cœur, c'est papa au téléphone.... Tu peux me passer maman ?
- Ze peux pas, elle est à l'étaze dans sa chambre avec oncle David.
Bref silence.
- Mais ma chérie, tu n'as pas d'oncle David
- Si, si, il est dans la chambre avec maman !
- Bien, OK, bon, alors, voila ce que je veux que tu fasses : pose le téléphone, cours en haut, frappe à la porte de la chambre, et crie à maman et oncle David que la voiture de Papa vient de rentrer dans le garage....
- D'accord papa ...
Quelques secondes plus tard, la fillette, affolée et en pleurs, revient au téléphone.
- Z'ai fait ce que tu m'as dit, papa.
- Putain, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ben, maman s'est mise à crier, à sauter hors du lit toute nue, elle s'est mise à courir partout, elle a glissé sur le tapis, elle est tombée sur coin du lit. Il y a plein de sang et elle ne bouge plus, je crois qu'elle est morte !
- Oh mon Dieu ! mon Dieu ! mon Dieu !... Et oncle David ?
- Ben, il a sauté hors du lit tout nu, s'est mis à courir partout, puis il a sauté par la fenêtre de derrière dans la piscine... Mais il a oublie que le week-end dernier, tu avais vidé la piscine pour la nettoyer, et maintenant je pense qu'il est mort lui aussi...
Long silence. Puis papa dit :
- La piscine ? Quelle piscine ? Je ne suis pas au 01.13.37.69.69?
 

 
 

Ce mois ci, on doit s'interroger sur notre existence d'après l'horoscope général du Télé Loisir d'Octobre.
Bon courage.

 

 

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 01:00

 

TÉMOIGNAGES POIGNANTS                                                                     

IL M'EN EST ARRIVÉ UNE BIEN BONNE...


Note : NON, vos rédacteurs ne font pas partie d'un groupe passif de Quidamistes moyens. Ils ont de l'action dans leur vie. Ici, ils vous la montre.


 

Je ne sais même plus pourquoi j’ai sorti ça, tiens.  Des mots bien présompteux, au fond. Quand j’ai dit que je m’occuperai de cette rubrique, je supposais que quelque chose digne d’être qualifié du nom d’aventure m’arriverait entre temps, mais il est tard et les mots ne viennent plus. Et pourtant, je ne sais que travailler dans l’urgence. Problématique.
Bon, j’avoue, je pensais bercer des niaiseries sous quelques blagues vaseuses, faire comme une chronique amusante d’une vie plate. Du genre, « le jour où.. ». Sauf que les jours se succèdent bordés d’aventures qui n’ont rien de personnelles, ou qui, justement, le sont trop pour être dignes d’intérêt.


 Raté. Zéro.


Renvoyez la pigiste.

 

Enfin, quand j’y repense, il y a bien une aventure plus ou moins personnelle.

 

Pour commencer cette rubrique de l’E-zine, je suppose que je voudrais parler du forum. Du jour où j’ai découvert le forum. Qui tape donc « Jeunes écrivains » sur Google ? Un émo dépressif qui cherche ses âmes sœurs avant de commettre un suicide intellectuel au Marc Levy ? Un fana de fantasy qui cherche un endroit ou recopier sa réécriture d’Eragon ? Un NR en mal d’amour ? Entre autres. Ou, peut-être simplement des gens biens à la recherche d’autres gens biens (c’est un slogan meetic, ça, non ?). Parce qu’outre l’espace d’échange qu’offre JE, c’est un moyen de rencontrer des gens à côté de qui on serait passé dans la rue sans même y penser. Et puis, géographiquement, des gens dont on n’aurait jamais croisé le chemin, simplement. Je suis sûre que vous ne vous en doutiez pas. Herm.

 

Moins sérieusement, quand j’ai découvert le forum, au vénérable âge de treize ans, mon plus grand souhait était de faire publier mon roman dans l’année (un mix de Twilight – précurseur ! et de Marc Lévy - encore lui, mon idole, guys) et de devenir la-plus-grande-écrivain-comme-eoin-colfer-parce-qu-il-a-écrit-tres-tot, et je voulais vérifier qu’il n’y avait pas d’autres présomptueux gamins plus jeunes que moi pour se mettre en travers de ma route. Entre temps, par la magie du référencement google, j’ai découvert le forum et Raymond Radiguet. D’autres vous raconteront encore comment Tara Ducan animait leurs fantasmes les plus secrets, ou de quelle manière ils reportaient minutieusement les superbes amorces des phrases Gavaldiennes.

 

Voilà, c’était le jour où j’ai été payée pour faire de la propagande.


Walkabout.

 

Par Walkabout - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:37
Les tendances du moment.




I) L'actualité Musicale par Noir Roman.

La rubrique NR-Gisante


Avant-propos :

Comme vous vous en doutez bien, c’est moi qui m’occupe de la rubrique de musique. « Merde », diront certains, « il ne va encore nous parler que de métal et faire plein de fautes d’orthographe ». Donc, allez brûler un cierge pour Nyra, la charmante correctrice de ces pages. (Note de la correctrice : Si vous saviez combien je souffre…)
Mais cessons là nos disgressions et parlons bousique. Mousique, pardon. Alors, comme tous les égouts sont dans la nature, allons explorer l’éclectisme de leurs odorantes entrailles pour exhumer les nouveaux rats crevés du mois.

Les rats crevés des mois de septembre et octobre :


Prince - Lotus Flow : Déjà, pour trouver le dernier disque, je rame dans l’eau saumâtre des évacuations et c’est le moins qu’on puisse dire, car la galère qui me sert d’ordi prend sérieusement l’eau depuis quelques temps et s’il coule, je me retrouve donc dans la merde. Bref, après avoir trouvé notre cadavre sur« Deezer », il est temps de l’écoutasser et cet album est aussi énergique et remuant qu’un rat crevé peut l’être. Vommissant mollement de la musique d’ambiance, vous savez, celle que vous mettez dans votre studio quand vous préparez la table pour les invités, ou alors dans le lecteur CD sur l’autoroute la nuit pour endormir l’espèce de monstre issu de vos entrailles conçu le jour de l’utilisation d’un préservatif à fuite situé sur la banquette arrière (Note de la correctrice : Bon dieu que cette phrase est longue…). C’est pas les quelques solos de guitare et les soubresauts du piano qui sauveront le truc. Notre rat a beau essayer de se lever, quand le cœur est éviscéré, impossible de survivre. Bref, album endormant. Les fans de Prince s’en tireront à bon compte ; les autres, laissez le rat là où il est il est, très bien placé au milieu des autres ordures musicales pour se décomposer.


Muse - Resistance : Muse, c’est comme le Beaujolais. Il y a rien d’exceptionnel et pourtant, chaque année, il y a des gens qui attendent ça. Alors. À l’écoute, et bas, c’est bien ce que je pensais ; bon, celui-là, il est assez agréable, il refoule pas encore le macchabée, mais il pète pas la forme non plus. Dans quelques mois, il ira rejoindre ses collègues dans la fosse. Ah, si il y a un truc drôle dans le single « Resistance », justement, à un moment on sent que Muse veut faire quelque chose de presque dansant, ou tout au moins « joyeux ». Et Muse qui fait quelque chose de joyeux c’est comme Lénine qui fait du libéralisme. Bon, on arrête de se moquer ; cet album c’est de la soupe, de la bonne soupe, mais de la soupe pas de quoi remettre sur pied notre rat bien malade.


Mika - The Boy Who Knew Too Much : S’il devait y avoir un rat de la pop qui arrive à sortir vivant de ces égouts, c’est bien Mika. Bon, alors, pour ceux qui s’attendent à un truc qui pète tout, genre bombe atomique comme le dernier album, faudra repasser. Là, c’est plutôt « Vas-y Jacquouille, tu enregistres la tournée, tu mets deux ou trois nouveaux singles et tu mets « Nouvel album » sur la pochette, tu vas voir, c’est mieux que ta vente de sable dans le Sahara. » Bref, l’ami Mika, à défaut de bombe cette fois, il essaie plutôt de nous rouler dans la farine. Quelques singles plutôt bons, donc, mais pas de quoi sauter au plafond. Ce rat-là ne s’en sortira pas de belle manière, mais bon. 


Pearl Jam - Blackspacer : Devant tous ces cadavres de rats (à part un Mika d’eau bien malade), vous allez me dire qu’il n’y aura pas de survivants ou alors des estropiés grippés. Ben non, il y en aura au moins un qui s’en sortira : c’est lui ! PJ est pas un must dans son genre (le grunge), m’enfin, ça s’écoute et les amateurs de rock « doux » s’en réjouiront. Bref, ce rat-là s’en sort. Donc je vous conseille de l’écouter.


Mickey 3D - La grande évasion : Merde, encore un qui va pas crever. Bon, niveau musicalité, il y un peu trop de relents de techno, ce qui peut déplaire. C’est pas le meilleur album qu’ils ont fait, mais ça reste plaisant bien que moins « politiquement incorrect » que leurs précédent titres, à mon regret. M’enfin. Le clip de « Méfie-toi l’escargot » vaut le détour. 


Alice the Chains - Black Gives Way to Blue : « Tiens, un groupe de métal ? », me suis-je dit en voyant la pochette typique de ce style de musique. À l’écoute, c’est mi-figue mi-raisin : ce rat avait tout pour sortir de son égout, il est monté sur l’échelle qui le menait tout droit à la liberté, puis il a glissé et il s’est noyé dans la fange saumâtre des égouts. Le chanteur a la voix d’un drogué sous ecstasy et effectivement, c’est cette impression de « planage » qu’on a à l’écoute. Faut aimer ; moi, j’aime pas. Et si vous êtes comme moi, achevez ce rat !

Sortie musicale du 5 octobre :

Octobre, le mois d’Halloween qui fait peur, le mois où on fait fuir les esprits ! Et pour nous faire peur, les maisons de disques ont mis le paquet. Rien que cette première semaine d’octobre sortent Dany Brillant et Tokio Hotel. Oui, l’esprit a fui, je crois. Amis de la musique, précipitez-vous chez votre marchand de boules quiès le plus proche.


2e Partie de la rubrique NR-Gisante : Le côté subjectif de la force

Ici gît l’objectivité depuis longtemps trucidée, comme vous avez pu le constater dans les pages précédentes. À partir de maintenant, ça dézingue sec et ça encense humide.

L’amateur musical fouille dans les arcanes de la toile telle la Goule dans les cimetières, et on trouve parfois des perles, aux sens mélioratif ou péjoratif du terme :

Ceux qui rentrent par la grande porte :

Minas Morgul, la ville morte du Seigneur des Anneaux, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce groupe est loin d’être mort. C’est très rythmé, bref ça déchire et c’est bon un bon groupe allemand.

Finntroll - Trollhammeren : Ça, c’est de la chanson, ça donne envie de porter des peaux de bêtes et de danser avec une pinte à la main sur une table en bois. Et de crier « Vivent les trolls ! »

Welicoruss - Glory of Russia : Comme vous pouvez vous en douter, ce groupe est russe. Ce groupe de symphonique métal est très bon et la chanson « Glory of Russia » est leur meilleure chanson à écouter, au moins pour le solo de guitare incroyable.

Et ceux qui sorte par la petite porte de derrière, un coup de pied au cul :

Jay-Z : Aaaaaah, tu veux un stéréotype du rappeur à la noix, eh ben en voilà un et attention, un de concours considéré comme le meilleur rappeur de ces temps-ci, dire que c’est de la mauvaise musique est aller vite ; est-ce que c’est de la musique, ce qu’il fait ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, il en veut le coco. Bon, il a au moins le mérite de dire que c’est pour de l’argent et les « meufs » qu’il fait de la musique. Ah, c’est vrai, il essaie d’en appâter, du pigeon : on prend quelques starlettes de la musique (bien roulées si possible), hop, on les fait se trémousser devant une Mustang ou une Cadillac et le tour est joué : une combine qui a fait ses preuves (on en profite pour faire son cake, aussi, parce que ça fait toujours plaisir) et qui marche même auprès des émissions de télé et de leurs pseudo « critiques musicaux » qui ne vont pas chercher des groupes plus loin que dans le top 50 pop-rap. C’est un malin, le firmin. Pardon, le Jay-Z.
 
Les Beatles : Quoi, quelqu’un attaque les Beatles ? Blasphème ! Mais que fait l’inquisition ? Oui, j’aime pas les Beatles, élévés au rang de dieux de la musique avec Jackson et Presley. Si, ils ont inspiré le rock (faut dire que, par chance, les Beatles sont arrivés à un moment où, dans le rock, il n’y avait que dalle ; facile, donc, d’innover dans cette branche), mais bon, dire qu’« après les Beatles, il n’y a rien eu de mieux » comme certains le disent, c’est pousser le bouchon. Puis bon, franchement, leurs albums ont vieilli, eh bien maintenant, un bon groupe amateur ou n’importe quel groupe respectable arrive à faire aussi bien.
Les affreux Jojo Frères : Dans la droite lignée des yéyés et baptisés à l’eau précieuse on a les affreux Jojo Frères, propulsés sur la scène et dans les médias par le Parti républicain pour montrer que non, il n’y a pas que des vieux cons dans leur parti, il y en a des jeunes aussi… Bref, il y avait dans les affreux Jojo Frères de quoi faire mouiller de la minette et donner la patate (McCain, bien entendu) avec des paroles profondes qui ont du sens (celui de la naïveté, sûremen.) et des riffs de guitare qui déchirent (ou pas).

 

 


Donc n’oubliez pas, les enfants : écoutez les Jonas Brothers et votez à droite entre deux messes !
Ça y est, c'est terminé, vous pouvez retourner déféquer à vos occupations habituelles !




II) L'actualité Cinématographique par Holatki.  


 

Le 30 septembre


Le petit Nicolas : Adaptation drôle et sympathique des aventure du petit Nicolas, un film qu’il est bon d’aller voir en famille.


 Le 7 octobre


Denis : Film dramatique dans lequel un homme introverti va devoir affronter la réalité de la vie en traversant la France en solex en mémoire de son père décédé. Un bon film pour les « fleurs bleues ».


Les joies de la famille : Une comédie sympathique dans laquelle deux homosexuels qui viennent d’adopter un enfant en pensant que c’était un bébé se retrouvent avec un jeune adolescent difficile sur les bras. À aller voir si on veut une bonne tranche de rire.


Le 14 octobre


Mission-G : Un film d’animation pour les enfants et les plus grands. Des animaux espions ont le destin du monde entre leurs pattes.


Le 21 octobre


Lucky Luke : Un Lucky Luke à la française. Pour les fans de la BD, c’est une aubaine, pour les autres, c’est un divertissement.


Happy ever afters : Deux mariages, un jour, un endroit, pas d’amour, voilà les bases d’une comédie romantique bien rodée.

Whiteout : Un thriller haletant en Antarctique, des secrets longtemps enfouis refaisant surface, une originalité qui pourrait plaire aux fans de romans policiers et aux autres.

Le 28 octobre


Clones : Dans le futur, les personnes vivent leur vie à travers leurs clones robotisés, mais dans ce monde apparemment parfait, un événement imprévu va surgir. Un film de science fiction à la hauteur, pour tous ceux qui désirent un peu d’action.


Le 4 novembre


Saw VI : Pour les amateurs de la saga SAW, ce sixième volet devrait vous ravir. Pour les autres, il vous faudra réprimer votre côté fleur bleue et votre âme sensible.


Le 11 novembre


2012 : Un film de science fiction sur la fin du monde prévue par les Mayas il y a très longtemps. Des effets spéciaux bien réalisés, un scénario qui paraît bien sur papier, à voir si le film qui en résultera comblera les attente, réponse le 11 novembre.


 

 III) L'actualité Littéraire par Faro.


La littérature nouvelle en 3 mots :

1) La Fonction du balai, du regretté Foster Wallace.

 Pour la première fois traduit en français, La Fonction du balai est, probablement, le roman le plus accessible de Foster Wallace. Le plus bluffant, aussi. Accessible car il jouit d’une écriture fluide et efficace ; bluffant pour sa narration décousue, ses différents registres de langue et ses divers procédés narratifs. L’univers de Wallace paraît trouver corps dans un croisement entre John Irving et David Lynch.


La Fonction du balai trace plusieurs histoires sur nos névroses, et surtout sur la manière dont elles se chevauchent les unes les autres, au travers de personnages complètement perdus ; qu’il s’agisse d’un obèse qui va grossir pour avaler le monde ou d’une jeune femme dont le mari est un jaloux maladif.


Décédé en septembre 2008, Foster Wallace a été salué comme un magicien de la prose et un Ionesco américain. Reste à découvrir le dédale de ses œuvres et, pourquoi pas, à s’y laisser perdre.

 

2) Le Prix Nobel de littérature 2009


 Après Jean-Marie Gustave Le Clezio, en 2008, c’est à la romancière allemande d'origine roumaine Herta Müller, 56 ans, qu’a été décerné le Prix Nobel de littérature 2009, le jeudi 8 octobre à Stockholm par l'Académie suédoise.


 L’Académie a justifié ce choix en déclarant « Herta Müller a été récompensée  pour avoir, avec la concentration de la poésie et l'objectivité de la prose, dessiné les paysages de l'abandon. »


 Herta Müller est principalement connue pour ses œuvres décrivant l’existence sous le régime totalitaire de Ceaucescu.

 

3) Première bougie


Cycloscosmia, la revue littéraire semestrielle (illustrée) d'invention et d'observation a fêté, en septembre 2009, sa première année d’existence.


 Le principal objectif de cette revue est de proposer des textes de création et des textes de critique. Cycloscosmia encourage l'hybridation des genres et des registres, ainsi que l'épanouissement de voix singulières. Les nouvelles, poèmes, chroniques, textes courts en tous genres sont l'écho de trois thèmes annoncés à l'ouverture, qui changent à chaque numéro, et qui, s'ils ne sont pas des contraintes rigoureuses d'écriture, servent d'indices, de souffles, de signes, de lignes de fuite.


 Et pour visualiser tout ça, un blog : http://cyclocosmia.over-blog.net

 


NOTE : L'actualité Théâtrale parisienne n'apparaîtra que le mois prochain.

 

Par Faro-Holatki-N.R.
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:36

MONOLOGUE EXACERBÉ                                                                                                                                     CINÉMA

 

DISTRICT 9

 



Note : Vous avez raté le Topic ? Vous n’avez pas suivi les haletantes aventures de Ma’ et Disctrict 9 ?
Pas de soucis ! Votre Feuille de choux a un remède spécial tête de choux : Une rediffusion de la diffusion de Ma’ !

 

 

"J'ai une idée. Je vais arrêter ce film tous les quart-d'heure. Et dire mes impressions. "

 

O minutes de film. 

Je n'ai lu aucune critique, je sais seulement qu'il est à 90 % sur Rotten Tomatoes (cherchez sur Wikipedia pour savoir ce qu'est Rotten Tomatoes). J'ai juste vu le trailer, je suis enthousiaste. A dans un quart d'heure (5 minutes réellement, j'en suis déjà à 10 minutes de film).

 

15 minutes de film.

Vraiment, je reste enthousiaste, si ce n'est plus. Il y a une montée de tension follement bien menée, l'impression de mélange documentaire/film est très bien rendue. La femme de Wikus est bien trop belle pour lui. J'ai beaucoup de mal avec l'accent Sud-africain, mais je préfère continuer sans sous-titre quand même. Les aliens sont assez bien intégrés, assez pour qu'on voit tout ça sans ce soucier. Très bon rythme, très bonne mise en scène, très bon montage. Pour l'instant, tout va bien. Très bien même.

J'ai décidé de ne pas parler directement du film, vous pouvez donc lire sans être spoilé.

 

30 minutes de film.

Vraiment intéressant comme le cinéma peut nous faire changer d'opinion en quelques instants, beaucoup plus qu'un livre. Non non, je ne dis pas que le film devient plus mauvais, juste qu'il malaxe nos visions des choses au fur et à mesure qu'il avance. Il n'y a pas de gentils et pas de méchants, ça on le savait, mais c'est encore plus intéressants que ça. Le reste suit parfaitement, les informations sont distillées avec extrême parcimonie, on a envie de tuer pour savoir la suite. J'y retourne.


45 minutes de film.

Oh my god !! Ce film, de prometteur, viens juste de devenir monstrueusement fabuleux. Je suis véritablement en larme là, pas que ce soit triste, mais c'est tellement ... Awesome. Y a pas mieux, le français est ridicule, seul l'anglais a la puissance sémantique pour résumer mes sentiments en un seul mot. J'ai l'impression d'avoir 16 ans. J'ai rêvé de faire ce film, vraiment. S'il vous plait, faites juste que la suite soit ce qu'il faut qu'elle soit, je m'en branle si c'est prévisible, il faut que tout continue comme je l'imagine, s'il vous plait. a moins qu'il ne se passe des trucs encore plus incroyablement réussi, comme je viens de le vivre. Dans ce cas, je fabrique un autel a ce film directement.

 


1 heure de film.

Ça continue dans le très bon. Bien sur ce n'est pas comme il y a 15 minutes, mais l'excitation n'est pas retombée. Quelques trucs un peu clichés qui viennent ternir la chose, mais ce n'est franchement pas grave. J'ai compris pourquoi la femme de Wikus était si belle (et elle est vraiment super belle, presque autant qu'une rousse). On abandonne l'aspect documentaire et c'est tant mieux. Pas que ce ne soit pas une magnifique idée, juste que pour le bien du film, les informations doivent être ... Et merde Jean Claude Vandamite aiguë, démerdez vous avec ce mot : scarce. Un jour j'écrirais sur l'infâme dilemme des gens qui maitrisent très bien deux langues. Scarce veut dire rare. Mais pas tout à fait. Et juste là, scarce convient bien mieux que rare. C'est tout. Donc, l'aspect documentaire aurait été agréable en bouquin, où on a envie de tout savoir sur les aliens, mais là, on veut savoir ce qui va se passer avec les héros, et on s'en fout totalement d'un article d'encyclopédie sur ce qu'il y a autour. Bien joué le scénariste. Tu es un génie. Comme moi.


1 heure 15 de film.

Hum, un peu déçu de certaines scènes, même si c'est plus logique, j'aurais aimé plus de spectaculaire, mais c'est parce que je lis trop de mangas. Tout va dans le sens prévu, la dernière demi-heure peut détruire le film ou le soulever un peu plus. On verra.


1 heure 30 de film.

Vous ne pouvez pas savoir comme c'est difficile de m'arrêter là. Ce que je voulais qu'il arrive arrive. C'est beau. Je pleure.

 

1 heure 40 du film, la fin.

J'ai aimé ce film. La fin aurait pu être mieux, on attend une suite, mais j'espère qu'elle ne viendra pas. Ce fut un moment plus qu'agréable. J'attendais beaucoup, j'ai reçu énormément. Définitivement, un de mes films préférés, le meilleur film de science fiction existant, long live Wikus.

 

Par Ma' - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:33

CONSEILS AVISÉS                                                                                                                                     ORTHOGRAPHE

 




Un effort en désorthographe
!

Introduction


Il fait froid. C’est l’hiver.

J’aurais pu inverser ces deux phrases, et le sens aurait été le même. Et si je l’avais fait, j’aurais même pu supprimer la deuxième, parce qu’entre nous, des hivers style tropiques, ça court pas les rues – ça ne court pas tout court. Ce n’est pas courant du tout, donc.

C’est l’hiver. Vous sirotez une tasse de café, bien installé à votre table recouverte d’une nappe de dentelle blanche.

Le café, vous le prenez avec ce que vous voulez, j’en ai rien à faire. Mais la nappe est blanche. C’est important.

Et tout à coup, vous renversez votre tasse et faites une tache sur la nappe.

De taille moyenne. Oh, je vous en prie, ne soyez pas capricieux.

Vous vous retrouvez donc avec une tache de café sur votre jolie nappe blanche.

Et vous vous demandez où je veux en venir.

Eh bien, figurez-vous qu’il s’agit d’une MERVEILLEUSE MÉTAPHORE !

Vous, assis à votre table en sirotant votre café, c’est vous, assis à votre bureau, tapotant sur votre clavier ; et la tache représente les faaaauuuutes dans votre texte immaculé.

Autant dire que j’espère pour la mère de Noir Roman qu’elle n’est pas une maniaque de nettoyage.  Non parce que. Enfin.
Tout ça pour dire que bonjour, je suis la correctrice de l’e-zine. Me voilà donc, armée de ma fidèle touche d’effacement, prête à traquer la moindre de vos fautes. Parce que des fautes, c’est moche :


Voici une faute.

La correctrice tient à s’excuser auprès de la jeune fille en question. Elle voudrait aussi ajouter qu’elle est persuadée qu’elle finira par trouver un prince charmant qui ne saura résister à ses idéologies pacifiques. Peace, ouais.

Je suis donc très, très contente de participer à la création de ce très, très charmant e-zine. Mon rôle, cher et assidu lecteur, est donc de vous rendre sa lecture le plus agréable possible. Et puis, un texte de Noar Romant sans trop d’erreurs… Bon dieu, la simple idée me fait monter les larmes aux yeux. Mes doigts sont porteurs de miracles. Alléluia.

Je voudrais aussi signaler à Ma que non, « envi », ce n’est pas correct, et que malgré son phallocentrisme plus ou moins caché, il devrait céder à la bienséance et y ajouter un « e ». À moins, bien sûr, d’utiliser l’expression « à l’envi », auquel cas, dios mio, mais qu’il se fasse plaisir ! (En guise de dédommagement suite à cette remarque choquante, je suis prête à t’offrir l’édition de Playboy spécial rousses que j’ai vue en kiosque l’autre jour. Frais de livraison en sus.)
C’est maintenant le temps de…

La rubrique du mois

Ils ont osé écrire

Fautes multiples et variées:

"Les pages jaunies de quelque volume poussiéreux fleurant "
Tu as oublié les s à quelque et volume.

"Cet homme était prétentieux"
Là le x est en trop.

"Dénicher quelque information intéressante"
Là aussi les s...

"Envoie un échantillon par colis express."
Un s en trop à coli.


"Hey, Oh, jeunot va donc te présenter avant de poster (tiens j'ai le boulot de modo mais pas le titre sûrement parce que j'ai pas les con-pétances...) et utilise le correcteur orthographique..."

Citations signées Noir Roman piquées des archives d’Ils ont dit.


Comment faire le plus de fautes possible

Il serait trop simple de vous dire de simplement envoyer au diable les règles d’accord des participes passés et les notions de base de grammaire. Vous savez que je ne fais jamais les choses à moitié. Je vous présente donc un guide complet et détaillé en réponse à la question que nous nous posons tous : mais comment, chère correctrice, faire le plus de fautes possible ?
C’est très simple, vous répondrai-je.

1)    Une technique assez exotique consiste à imiter l’anglophone moyen en étant fantaisiste quand vient le temps d’attribuer un genre. Ainsi, un chien devient « une chien », une brioche devient « un brioche », une pétale devient « un pétale ».
Vous m’avez presque crue, hein !

2)    Vous pouvez aussi vous amuser à écrire le plus phonétiquement possible. Vou pouvé vou zamusé a écrir le plu fonétikemen poçible. Mignon, non ?

3)    Ensuite viennent les sacro-saintes abréviations. Qq fois, vaut mx éviter les « ass. », « caractK » et cie.

4)    Puis, un incontournable : certains semblent croire qu’on n’a pas compris qu’ils viennent de poser une question ou tiennent absolument à souligner leur étonnement/ frustration/ enthousiasme et ainsi, procèdent à un abus éhonté de ponctuation. « Non c’est pas vrai !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! On se connaît d’abord ???????????? Mais tu me prends pour qui ?!!!!??????!!!!??????? »

5)    Passons maintenant à un phénomène qui vous est tous familier : la multiplication de voyelles. Mais pas une simple emphase de bon goût, non ! Quelque chose d’extrêmement grossier : « Meercii maa puucee, boonne nuiit ! » Ou encore pire : « Saluee mon namouuree, jtm tré fort. »

6)    On ne peut ignorer le mythique usage de chiffres : « 2 ri1, je ferais n’1porte quoi 4 you. »

7)    Et les smileys qu’on a beau se tordre le cou dans tous les sens et plisser les yeux du mieux qu’on peut, rien à faire, ça ne fait pas un visage :    =DDD    :33     L_L , etc. etc.

8)    Pour finir, n’omettons point les contractions fantaisistes : « Tu peux pas savoir c’kimfé. Les papillons au ventre, la cherdepoul, toussa. »

C’est tout !

Sur ce, adiôsse.

Votre chère et bien-aimée correctrice,

Nyra ™™


Par Nyra - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:17


ÉLÉGANCE ET BIEN-ÊTRE                                                                      

Les bons trucs de Tonton Faro

 

 

 

 

 

   Soit une situation des plus banales : vous êtes vendredi soir. Disons dix-huit heures, dix-huit trente. C’est l’hiver, mais sans la neige. Votre femme joue du sèche-cheveux depuis la salle de bain. Vous, vous suppliez votre reflet du regard, avec cet air désappointé qui a fait rougir bien des demoiselles. Vous n’êtes pas croyant mais, quand même, vous vous dites que le Bon Dieu est un saligaud. Vous suivez ?


Non. Bon. Revenons quelques jours en arrière. Coup de téléphone le mercredi en soirée, votre femme décroche, s’exclame « Ah ! Louiiiiiise, bonjour ! » puis parle et rit (rit beaucoup trop, d’ailleurs), lance l’une ou l’autre phrase inquiétante (« Oh mais bien sûr, avec plaisir ! », « C’est entendu, à vendredi, alors ! »), raccroche et vous achève : chéri, vendredi prochain, nous allons au gala de charité organisé par les Stevens et nous leur devrons un dîner.

 

Voilà, vous savez désormais pourquoi votre femme s’astique les cheveux dans la salle de bain et pourquoi, vous, vous implorez votre reflet. Quand je disais la situation est banale, en fait, j’ai menti, mais j’aime les galas et les petits canapés au pâté d’oie, donc pour moi, bien sûr, cette situation est une simple formalité. Vivez ma vie, elle est cool. Bref. La cause de votre désarroi, dans tout ça, est bien légitime. Vous vous posez une question et ne trouvez pas la réponse. Les philosophes l’ont fait avant vous, à défaut qu’ils finissaient leur vie dans un tonneau. Mais vous, vous lisez les bons trucs de Tonton Faro, votre avenir sera donc mieux huilé.

 

Votre question, cruciale : quel nœud de cravate choisir ?


Dilemme. Déjà, vous avez renoncé au nœud papillon, ce qui est bien. Vous éviterez de passer pour un panier de muffins anglais. Basquet of moufins qu’ils disent là-bas. Et puis, nous ne sommes pas à une tuxedo party mais au gala de charité des Stevens.

 

 

 

1) Le thème de la soirée.

 

Dans le cas d’un gala culturel, en revanche, votre choix devrait se porter sur un nœud double simple, aussi appelé nœud Victoria ou nœud Prince Albert. Il s’agit, cette fois, d’affirmer sa non-médiocrité tout en restant ouvert aux critiques. Ne soyez donc pas trop prétentieux dans vos apparats, mais ne nous vêtissez pas de merde non plus.

Les galas de danse, eux, se satisferont d’un petit nœud ou nœud oriental, en hommage aux petits rats d’opéra. (Mais attention de ne pas emmêler le grand et le petit pan, vous auriez alors une torsade et c’est très désagréable à défaire.)

 

2) Les gens présents à la soirée.

 

C’est un fait, vous ne vous soignerez pas de la même manière si le gala est composé de directeurs de banques ou de beaux-frères au chômage. Tout de suite, leur regard (et, ce, quelle que soit leur couche sociale) va virevolter au niveau de votre pomme d’Adam et, pire, il y aura du jugement dans leur pupille. Alors, que faire ? Deux solutions s’offrent à vous :

 

La première s’impose lors des galas raffinés, les vrais, où un domestique vous introduit à haute voix. Là, pas de doute, vous aurez à faire à des connaisseurs chevronnés ayant lu Le luxe du détail, volume II aux toilettes. Sortez le grand jeu, Messieurs ! On empoigne sa cravate et on libère le nœud Windsor, la Rolls Royce des nœuds de cravate, créé par un homme qui mourut sublimé par son œuvre. On dit aussi un Full Windsor ou un Double Windsor. Avec ce nœud-là, mes enfants, vous pourrez raconter de la merde et encore rester Dieu. Franchement.

 

La seconde s’applique aux galas ratés. Un gala de faux riches, avec beaucoup de déco mais un os de poulet dans votre assiette. En pareil cas, vous ne risquerez certes pas de croiser la Princesse Leopoldine – ça non ! Alors pas la peine de vous mélanger les doigts dans des nœuds compliqués, ces gens-là n’y verront aucune différence. Un demi-Windsor suffira. Ardu mais horriblement banal, il dupera le plus lambda des invités qui, fasciné par tant de complexité, se croira important et méritant. Et comme c’est bien faux, vous pourrez rire sous le bouton de manchette.

 

3) La qualité de la cravate.

 

Ce dernier point, bien que moindre, achèvera de vous porter cachet et crédibilité. Lorsque que vous achetez une cravate, grosse et tombante que même la caissière rougit en la voyant, vous n’êtes pas pour autant tiré d’affaire. Si le tissu est de mauvaise qualité : patatra pour le nœud, hein. Il se défera au cocktail et vous aurez l’air bien fin, tiens, au milieu de votre blague sur les somaliens, avec votre premier bouton soudain mis à nu (vous vous rendez compte ?). Et, étourdi comme vous l’êtes, vous aurez sûrement oublié de prendre les bon trucs de Tonton Faro sur vous. Résultat : vous tentez de réparer l’ennui de mémoire et terminez garrotté dans un nœud comique. Avouez que ce n’est pas très mondain.

 

Afin d’éviter ce genre de catastrophe, je vous révèle une technique secrète : passez votre pouce sur la surface de votre cravate et écoutez chanter les frottements. Au son d’un scritch, la cravate est d’excellente facture et supportera le plus pompeux des Windsors. En revanche, un swurp est annonciateur d’humiliation – laissez cela pour les fêtes scolaires de votre enfant. 

 

Vous êtes désormais fin prêt à aborder la soirée des Stevens en toute confiance. Rassurez-vous, elle s’avèrera parfaitement réussie. Il y aura des cerises dans le champagne et vous retrouverez une ancienne partenaire de brunch.

 

N’oubliez pas, par prudence, de toujours avoir un nœud portable sur vous. Personne n’est l’abri d’une tache de bisque. Et les cravates ne vont pas aux gros.

 

Quelques liens utiles :

 

www.lacravate.net  Bien la nouer, bien la porter. Un guide des plus utiles (et illustré).

 

www.lescravates.com Ou la première boutique de cravates en ligne.

 

www.noeud-de-cravate.com Pour les informations supplémentaires.

 

Par Faro - Publié dans : Octobre 2009
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 00:01

COIN RÉFLEXION                                                                                                                                     PHILOSOPHIE 

 

Café Philo : LA PHILOSOPHIE.
Vos rédacteurs, ces penseurs !

 

 

[Nyra, Walkabout, Noir Roman, Brusquet, Holatki, Faro et Ma sont dans un café.]

 

Holatki : Bon, qu’est ce qu’on fait ?
Nyra : On pourrait… penser. Yoohoo !
N.R. : Moi, je pense.
Eclatements de rire.
N.R. : Oui, je pense que j’ai faim.
Walk’ : Il a la pensée utile, le Noir Roman.
Brusquet : Non mais penser, on le fait tout le temps. Faudrait qu’on réfléchisse.
Faro : Oui, enfin, c’est bien joli tout ça, mais sur quoi ?
Brusquet : Sur nous, sur les autres, sur la vie, sur tout !
Walk : Super, Brusquette veut nous faire faire de la Philo…Qui le frappe ?
Ma’ : Non, c’est pas ce qu’il veut dire, t’as pas compris.
Brusquet : Eh bien, Ma, à vrai dire, elle a un peu raison…
Holatki : La philo, c’est pas genre on va citer des auteurs et étudier ce qu’ils disent ?
Nyra : Certes, certes. Pas mal, oui.
Ma’ : « La philosophie, c’est l’art de comparer notre vie à celle de ceux qui ont pensé dessus. »
Walk’ : C’est de qui ?
Ma’ : C’est de moi.
N.R. : Bon, de toute façon, c’est chiant, on parle d’autre chose ?
Faro : Fatalement, ça devient intéressant, hum. Donc selon vous, on ne peut pas philosopher sans philosophes ?
Brusquet : Je pense que si, moi. S’appuyer sur des auteurs, c’est un plus. C’est de l’étude. C’est de la « philosologie » !
Walk’ : C’est dur à prononcer. Ça existe ?
Ma’ : Bien sûr que non !
Faro : Enfin bon, sans écrire de bouquin ou avoir son nom dans les jupons de Madame Larousse, on peut tout de même réfléchir à notre existence.
Brusquet : Et donc philosopher.
Nyra : Ils n’ont pas tort, ces gaillards, mine de rien.
Holatki : Mais alors, ils servent à quoi tous les philosophes ?
Walk’ : Et pourquoi on doit apprendre leurs citations ?
N.R. : Et pourquoi vous les remplacez ?
Faro : Parce qu’on peut tous le faire, N.R., si, si.
Nyra : En même temps, faut dire que chacun est différent dans sa manière de voir et de penser, hein.
Brusquet : Et donc dans sa manière de « faire tourner le Monde ».
Faro : Ça peut dépend de la religion, je suppose, ou du caractère…
Brusquet : De la nationalité…
N.R. : De la connerie !

Ma : « Les philosophes nous montrent que les grands pouvaient penser comme nous ou bien nous contredire. »
Walkabout : C’est juste des bases pour réfléchir.
Nyra : On s’appuie sur leurs idées pour réinventer, selon notre situation.
Brusquet : Ça permet de se remettre en question, de les remettre en question, eux aussi.
Holatki : Parce qu’ils ne sont pas de la même époque que nous.
Walkabout : Et même s'ils peuvent nous inspirer aujourd’hui, pas mal de choses ont changé !
Faro : On cherche perpétuellement à se torturer avec des philosophes, de la philosophie et de la réflexion. Seigneur, c'est encore plus vicieux qu'un jour de soldes.
Ma’ : On dit qu’une copie de Philosophie doit toujours finir par un point d’interrogation.
C’est pas sans rapport.

Nyra : On s’entend qu’à la base, la philosophie, c’est réfléchir sur soi.
N.R. : Nos besoins, quand on veut aller aux toilettes par exemple…
Holatki : Nos désirs, N.R. le sait bien…
Walk : Notre façon d’être…
Faro : Et de penser…
Brusquet : Par rapport aux autres…
Ma’ : Et par rapport à l’ensemble qu’on forme avec les autres !
Holatki : Et donc on peut philosopher en marchant dans la rue, par exemple ? C’est cool !
Walk’ : Et les philosophes ?
Ma’ : Une deuxième partie.
Nyra : Des bases.
Brusquet : Un fondement.
Faro : Une aide.
Walk’ : Et surtout, ils ont des idées qui sont reconnues, donc on se fonde sur des pensées qui existent et sont importantes.
Ma' : Ouais, en fait, c’est un point de démarrage et d’ancrage. On peut faire avec, on peut faire sans.
Et les deux sont différents.

Faro : Exactement. C’est pas le même type de confrontation d’idées et donc pas le même type de réflexion.
Brusquet : C’est ça.
N.R. : Hey, les mecs !
On a Philosophé ! Trop d’la balle !

 

 

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 23:40

RUBRIQUE PEOPLE                                                                                                                                     CÉLÉBRITÉS

 

« ELLE NYRA LA VÉRITÉ JUSQU’AU BOUT »

 

 

 

 

     

La récente célébrité de Karine. P., aussi connue sous le pseudonyme de Nyra, ne serait pas le seul fruit de son professionnalisme acharné. (Et, de toute façon, les fruits ne poussent pas au Québec, il y fait trop froid – ou alors c’est au Canada ? Bref, c’est loin, quoi.) En effet, la belle pipoule paraît s’être davantage concentrée sur ses facilités physiques que sur l’étoffe de son curriculum vitae. Et les exemples ne manquent pas. Voici cela six mois, elle aurait été aperçue en compagnie d’un homme bien mûr (non, nous ne parlons plus des fruits) lors d’un gala de fin d’études. Simple tendresse gérontamicale ? Pas vraiment, puisque le sire en question répondait au laid nom de Jacques Laurin, Docteur en Linguistique de l’Université de Strasbourg et membre du jury de la Dictée des Amériques. Par conséquent, la subite victoire orthographique de Karine P. prouve une chose : elle aura su mettre les formes ailleurs que sur les mots.

     
                                                                 
      Karine P., lancée à corps perdu dans
             une course au pouvoir



                 
         

Pareillement, son étonnante carrière radiophonique serait sponsorisée – à en croire une source proche – par la bien connue firme Coca-Cola. Le prix à payer ? Une série de photos de charme destinées à promouvoir la marque au sein du magazine joue-bonhomme. (Sorte de Play Boy québécois.)

 

Femme d’affaires, la Nyra ? Très certainement. Mais à faire quoi, on se le demande.

                                                      
   Photo choc pour la marque Coca Colle-la  
   
Par Faro - Publié dans : Octobre 2009
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 23:35

 

Et voilà. Vous avez réussi, vous êtes arrivé au bout, vous avez lu la totalité de ce premier numéro de la deuxième  édition du Scriptocrate Avisé, Ezine de son titre !  MEDAILLE POUR VOUS ! 
Alors, vous vous sentez comment   ?  Vous voulez crier YOUHOU ?  Et bien faites-le !

 

 

Pour continuer dans cette optique d’apprentissage, voici un enseignement qui clora ce numéro :
« Marchez avec vos pieds pour ne pas marcher sur ceux des autres ! »

 

 

                
  

 

Par Brusquet - Publié dans : Octobre 2009
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